RECONNAISSANCE
EnQuête pour réellement devenir Soi

PRÉAMBULE ou MON HISTOIRE

Avant de partager avec vous le fruit de mes expériences, je présente de manière plus détaillée dans ce préambule les quelques situations les plus marquantes de ma vie et les plus bouleversantes dans ma compréhension de qui je suis et de ce qu’est la vie.

Mon enfance a été marquée par une maladie du sang que les médecins n’arrivaient pas à soigner. À 10 ans, mon père m’a fait arrêter les médicaments dont j’avais été nourrie depuis ma naissance sans résultat. Deux ans plus tard, j’étais guérie.

Ces années m’ont portée à la méditation, aux rêves, aux grandes questions. Qui suis-je à part être la fille de mes parents ? Je veux dire qui suis-je véritablement au-delà des identifications familiales, sociales et culturelles ? La Vie, la Mort qu’est-ce que c’est ? Et surtout Dieu existe-t-il ? Car j’ai vite compris que tout le monde n’était pas d’accord sur le sujet. Certains disaient qu’évidemment Dieu existe, alors que d’autres affirmaient que tout cela n’est que bêtise.
Si Dieu existe, qu’est-Il ? Pourquoi le monde est-il comme il est, avec ses injustices et ses souffrances, même s’il existe aussi beaucoup de beauté dans la nature et de possibilités de joies et de réjouissances ?

Il était évident pour moi que trouver réponse à ces questions était ce qui m’intéressait le plus et même deviendrait le but essentiel de ma vie.
J’étais donc à l’écoute de tout ce qui pouvait répondre à ma recherche intérieure.
Un jour, au collège, en cours d’histoire, le professeur cita Bouddha : « Nous avons Tout en nous, le Divin est en nous. » Et cette phrase m’a toujours accompagnée. Jésus disait aussi : « Aimez-vous les uns les autres. » Si Dieu existe, Il est Amour, Il est partout, dans la matière, dans la vie quotidienne.

Alors je décidai que j’allais découvrir ma vie comme on part pour un mystérieux voyage, une aventure extraordinaire, certaine que la Vie m’enseignerait qui je suis réellement si j’étais attentive à ses messages.

Pour commencer, à 22 ans, je décidai de partir en Amérique du Sud me confronter à des situations inédites pour observer ce qui sortirait de moi, pour y faire face. Seule, sans billet de retour, avec très peu d’argent et comme devise : « Advienne que pourra, que le pire n’arrive pas », je traversais les multiples aventures rencontrées sur mon chemin sans trop de dommage, le tout ponctué de rencontres variées, souvent amicales mais pas toujours. Je reçus aussi profondément le choc de la misère, de la très grande pauvreté pour beaucoup de gens et de la dureté des régimes politiques pour la plupart totalitaires.

À mon retour près d’un an plus tard, j’adoptai une nouvelle devise : « Plus jamais de ma vie, je ne me plaindrai. » Parce que ce dont j’avais le plus souffert, au-delà de ce qui a pu m’arriver qui fut parfois très désagréable, c’est ce dont j’avais été témoin et pour lequel je me sentais impuissante, démunie.

Je pris conscience de la grande chance que j’avais d’être née dans un pays où l’on est libre. Par exemple, je peux avoir un passeport facilement, si je ne veux plus habiter telle ville ou telle région, ou si je n’y trouve pas de travail, je peux déménager. Si tel métier ne me plait plus, je peux en apprendre un autre. Bien sûr cela demande des efforts et certainement des prises de risques. Mais c’est possible. Alors que ces choix sont inenvisageables, inconcevables de cette manière si choisie pour la grande majorité de la population mondiale.

Après un séjour en France puis en Grande-Bretagne pour parfaire mon Anglais, je suis partie pour un autre grand voyage, en Asie cette fois-ci. Seule et avec un billet aller simple, pour me laisser encore souveraine de rentrer quand et d’où je voudrais. J’avais un peu plus d’argent, mais je continuais à vivre très simplement voire pauvrement, car je voulais que mon séjour soit le plus long possible.

À cette époque, je n’étais pas ce genre de personnes très intellectuelles qui à l’avance étudient et savent déjà tout sur les pays qu’elles visitent. J’étais du genre à partir à l’aventure découvrir ce qu’ils sont et d’aviser, d’agir en fonction de ce qui se passe.
J’avais donc beaucoup d’idées toutes faites, des a priori, comme on peut avoir lorsque l’on est ignorant. Et une de mes idées préconçues était que l’Inde ne me plairait pas – c’était pauvre et sale, tandis que l’Asie du Sud-Est devait être belle et raffinée.
Il m’était toutefois inconcevable de faire un voyage en Asie sans même jeter un petit coup d’œil à l’Inde. De surcroît le billet charter aller simple était moins cher pour New Delhi sa capitale.

Première étape donc, l’Inde. Ce fut un choc. Immédiatement et paradoxalement à ma croyance initiale, et pour la première fois de ma vie, je me sentis enfin chez moi ! C’était plus qu’un coup de foudre.
Je rencontrais Intensité et partout rappel au Divin, exprimé là, à chaque détour des chemins, dans chaque maison, partout. Je le reçus comme une gigantesque Bienvenue.

Très vite, je vécus ma première expérience de télépathie avec un des mendiants infirmes allongés devant un Temple et pour lesquels je m’interrogeais : « Mais mon Dieu, pourquoi toute cette souffrance ? » C’était un vieillard, extrêmement maigre. Ce fut à la fois une initiation et un enseignement. Ce vieil homme me transmit d’esprit à esprit ce message : « Ne t’inquiète donc pas pour moi, pense plutôt à toi ! » Je savais qu’il avait raison. Parce que, contre toute apparente évidence, moi, ma bonne santé et mon argent, je me sentais mal émotionnellement, affectivement, moralement. Et lui, étonnamment, allait très bien, il avait un sourire resplendissant et des yeux pleins de lumière infiniment bons. Il rayonnait. Il était illuminé !
Je ne comprenais pas vraiment, mais j’étais fascinée ; je sus que là était l’essentiel et je voulais connaître cet important secret.

Après 16 mois à me réjouir et me nourrir dans ces pays fabuleux d’Orient, à découvrir des cultures si différentes et riches dans la connaissance de l’humain et des lois universelles, je rentrai en France.

Je fis une tentative d’installation dans la vie parisienne, mais je restais tenaillée par ce besoin de vraiment comprendre ce que m’avait transmis ce vieux Sage mendiant. C’était devenu vital, ma raison d’être : Connaître pour Être. Je refis pendant plusieurs années de grands allers et des petits retours entre l’Inde et la France. J’allais dans des ashrams hindous, des monastères bouddhistes, en d’autres lieux sacrés, et à des pèlerinages. Là où m’indiquaient des Sâdhus (ermites nomades chercheurs de Dieu ayant renoncé à tout bien matériel), là où la Vie semblait vouloir me mener pour nourrir ma quête de retrouver ma Véritable Identité.

Après une rencontre déterminante avec un Sage au Népal, je louai une petite maison dépourvue de tout confort isolée dans l’Himalaya. Je vécus trois mois dans un grand dénuement une retraite solitaire : silence, méditation, jeûne, respiration. Ce fut la révélation. J’atterrissais dans une autre dimension, un autre espace en moi-même que de tout temps j’espérais, je pressentais, dont je me languissais : le sacré, le Soi.

Je partis ensuite en Australie gagner de l’argent pour continuer mes recherches, peut-être vers le Tibet. Mais là, je fus initiée au Reiki (pratique d’harmonisation énergétique japonaise) et je le vécus comme une récompense de toutes ces années de recherche, un cadeau et un soutien.
Et cela allait changer toute ma vie.  Je retournai une dernière fois en Inde à l’Ashram de Ramana Maharshi au pied de la Montagne Sacrée avant de rentrer pour m’installer en France.
De nomade – j’ai voyagé 12 ans, j’allais devenir sédentaire.
Cependant les plus profonds et importants changements furent intérieurs, immédiats et encore constants – j’accède au Bonheur !

Régulièrement je rencontre Phyllis Lei Furumoto qui m’a initiée comme Maître Reiki Usui Shiki Ryoho. J’ai donc, depuis, la joie et le privilège d’enseigner cette pratique pour que d’autres personnes aillent leur chemin de vie, vers la découverte de eux-mêmes et la réalisation de qui ils sont, avec ce magnifique art de guérison et d’évolution.
En cette année 1990, je ne savais que peu de choses sur la maîtrise Reiki, mais il a toujours été évident que cela serait un apprentissage du lâcher prise, du respect de l’autre, de la compassion. Un chemin à vivre avec humilité, respect et reconnaissance. Un engagement pour ma vie entière, essentiel et prioritaire, de développer ma Conscience, et d’être au service.

L’enseignement, mes profondes réflexions et différentes pratiques assidues – je retourne souvent en Inde où j’ai reçu d’autres Initiations – m’ont permis de découvrir que le pouvoir que nous utilisons ordinairement est comme la petite partie visible de l’iceberg.
Il vous est possible d’utiliser le grand pouvoir qui est naturellement vôtre, pour vivre votre vie avec la paix, la joie, l’enthousiasme, la sérénité, l’amour au cœur ; avec une attitude positive au maximum de vos possibilités, heureux d’être né humain.
Avoir un esprit qui cherche la vérité. Être Authentique. Être Uni.

Je suis heureuse de partager avec vous les fruits de mes pratiques spirituelles et les enseignements reçus par mes Maîtres ou directement inspirés par le Soi-même.

J’éprouve une profonde reconnaissance. La Reconnaissance marque la conscience que l’on a de ce que l’on a reçu et va donc de pair avec la gratitude et l’amour ; mais elle signifie également que l’on accède à nouveau à la connaissance, à la sagesse au profond de sa propre humanité.