RECONNAISSANCE
EnQuête pour réellement devenir Soi

 

 

S’ADAPTER POUR (SE) TRANSFORMER

 

La vie n’est donc pas transformée en un rose idyllique et illusoire, mais votre expérience peut être joyeuse…
Cela est en votre pouvoir, que vous soyez une femme ou un homme. Vous pouvez transposer les exemples de situations de vie décrites dans ce livre à celles que vous vivez.

Pour le ‘pont’ de l’Ascension, grand week-end de quatre jours, avec la famille et des amis, nous avions prévu d’aller faire une grande randonnée en montagne.
Nous nous étions bien organisés : un de nous devait réserver les gîtes. Je devais me procurer la carte des Grands sentiers de Randonnée, et j’avais même acheté de nouvelles chaussures de marche.
J’ai rêvé de ce week-end pendant des semaines, des mois. Imaginez, c’est à Noël que nous l’avions décidé. « Ça va être super : j’imaginais déjà l’air frais et parfumé des cimes et des sapins… Marcher le long des lacs de montagne. Magnifique ! Peut-être même que l’on rencontrera des chamois, que l’on trouvera des edelweiss – les femmes vont adorer. Et puis cela sera tellement sympathique, réunis tous ensemble.» J’adore crapahuter dans la montagne : grandeur et beauté.
Bref, l’idée de ce week-end prolongé m’a fait vivre agréablement durant des mois. J’ai passé tout ce temps à attendre ce week-end me répétant que cela serait formidable.
Mais au début de la fameuse semaine, les prévisions météo pour le week-end sur la région où nous devions aller étaient : « Temps pluvieux, orages, tempête de neige à 2.000 m et pas d’amélioration à attendre prochainement. »
Je n’étais pas surprise, cela faisait déjà plusieurs jours qu’il pleuvait. 

Dès lors, plusieurs choix sont possibles prenant en compte ces circonstances défavorables au projet initial.

Version, ‘la vie s’acharne sur moi’.
Alors là, j’ai fulminé, abattu : « J’aurais dû m’en douter, c’était couru d’avance, il suffit qu’il y ait quelque chose qui me fasse plaisir, tu peux être sûr que ça rate. La vie s’acharne sur moi… »
Bien sûr avec mes amis, ma famille, nous nous sommes téléphonés :
«  Vous avez entendu la météo, qu’est-ce qu’on fait ?  –  On ne va pas venir, ça fait tout de même quatre cents kilomètres aller et retour !   –  Bon, ben, au revoir. »
Alors du coup, je me suis retrouvé tout seul, comme un con. Quatre jours à meubler, à tourner en rond, à m’ennuyer… !
Le lundi au bureau quand mon collègue m’a demandé : « Alors ce W.E. ? Raconte, comment ça s’est passé ? –  Ne m’en parle pas, ça était horrible. Avec le temps pourri qu’il a fait, on a annulé. Je me suis morfondu. De toute façon, c’était à prévoir, c’est toujours comme ça, ma Vie, quand je prévois quelque chose qui me fait plaisir. »

Votre pouvoir de transformer la situation en positif.
Bien sûr, vous ne pourrez pas modifier le temps qu’il fait. Mais vous pouvez trouver au moins 2 autres versions à la prise en compte du désagrément :

– 1ère possibilité :
Assurément ! La randonnée est compromise. J’ai téléphoné pour savoir ce que nous allions faire et l’on a décidé de tous nous réunir chez moi.
Et finalement, nous avons passé un super week-end ! Évidemment pas du tout ce qui était prévu.
Un de mes amis avait amené la vidéo d’un très bon film. À un moment qu’il faisait plus frais, plus sombre, l’une de nous a suggéré de faire des crêpes. On a bien rigolé. On les a fait sauter en l’air en faisant un vœu, comme dans le temps. Bien sûr, nous n’avions pas de louis d’or à tenir en main en faisant le vœu, on a donc pris une pièce d’un Euro. L’un de nous en a même reçu une sur l’épaule. Nous avons évoqué des souvenirs, avons joué aux cartes, avons raconté des petites blagues et discuté passionnément selon les sujets.
Nous avons aussi beaucoup ri lorsque nous regardions les vieilles photos des albums. Et aussi celles laissées dans des boîtes à chaussures qu’on projette toujours de trier et qu’on ne ressort qu’à une occasion aussi exceptionnelle que celle-ci. Imaginez que sur celle du mariage d’une de mes cousines, alors que l’on était en train de reconnaître les tantes, les oncles, le ‘papé’, la grand-mère, le petit-neveu, les uns les autres, j’ai demandé en montrant un petit enfant « Qui est-ce ? – Ben c’est toi ! – Quoi c’est moi, Oh là là ! la coupe de cheveux, l’habit vieillot. » Si l’on m’avait dit à l’époque qu’un jour je ne me reconnaîtrais pas, j’aurai trouvé ça totalement ridicule et impossible !
À un moment, il y a eu une petite éclaircie, nous avons fait le tour du quartier pour nous aérer. 

– 2ème possibilité :
Quand nous nous sommes téléphonés pour savoir que faire, mes amis m’ont dit : « Écoute, nous n’allons pas venir, cela fait tout de même quatre cents Kms. – Bien sûr, je comprends. À la prochaine, passez une bonne fin de semaine. Je vous embrasse. »
Je me suis donc retrouvé tout seul à la maison. Quatre jours ! J’ai réfléchi un peu à quoi les occuper… Et j’ai considéré que c’était l’occasion ou jamais de lire ce livre que j’avais acheté il y a six mois pour lequel je n’avais encore jamais trouvé le temps. Je me suis très confortablement installé dans mon fauteuil, thé ou bière à portée de mains. J’ai également fait des grasses matinées avec café au lit, ce que je ne fais jamais d’habitude.
À un moment plus frais et humide, j’ai fait une flambée dans la cheminée. Je me suis emmitouflé dans un plaid. Pour un repas, j’ai cuisiné des haricots rouges au piment comme j’adore. J’ai un peu bricolé. Pendant une petite éclaircie, je suis sorti m’oxygéner un peu. J’en ai aussi profité pour travailler mes abdos et faire des pompes, mais aussi des exercices de visualisation, de respiration et prendre le temps de rêver. Je me suis reposé. Cela m’a fait un bien énorme.
Finalement j’ai passé un excellent W.E. Pas ce qui était attendu mais très bon tout de même.
D’ailleurs, je me suis dit que je devrais faire cela plus souvent. Prendre du temps pour moi, m’occuper de moi. 

Ainsi pour une même donnée où vous ne pouvez pas concrétiser le projet prévu, plusieurs possibilités de réponses s’offrent à vous. Choisissez toujours celle qui vous apportera à vous et à votre entourage le plus de bonheur ou de paix. C’est votre choix, votre pouvoir !
Ce n’est pas du nombrilisme ni même de l’égoïsme, parce qu’en prenant soin de vous, en vous prenant en considération, vous vous révélez plus agréable et concerné, touché par les autres.